RALLYE - BAJA ARAGON 2017

20-21-22 JUILLET 2017

TERUEL - ESPAGNE

Une entrée remarquée dans la cour des grands

Coupe du Monde des rallyes Cross Country (RAID)

La jeune Pilote Auvergnate de 27 ans Marion ANDRIEU championne de France 2016 des Rallyes TT (T2), c’est fait re-marquée ce weekend à la BAJA ARAGON, manche de la coupe du monde des Rallyes Cross Country qui avait lieu en Es-pagne (Teruel). Epreuve incontournable du circuit mondial de rallye cross country, tous les meilleurs pilotes AUTOS, MOTOS, QUADS, SSV, CAMIONS s’étaient alignés au départ de cette 34ème Baja Aragon, Nasser Al Attiyah, Mikko Hirvonen, Orlando Terranova, soit près de 220 concurrents.«C’est la première fois que je participe à une épreuve de la coupe du monde avec un niveau aussi élevé j’ai un peux le stres. Nous ne connaissons pas encore la voiture car nous n’avons pas eu le temps de l’essayer. Conduire sur des spéciales aussi longues et sans reconnaissances ne m’ai pas du tout familier» nous confie Marion au départ du prologue vendredi Soi. Le top départ à été donné Vendredi soir pour une première spéciale de 9,5 km dite prologue, permetttant de classer les concur-rents pour les grandes étapes de 230 km et 135 km du samedi. Malgré quelques problèmes de réglages sur la voiture, Marion termine cette première étape 28 ème sur 100 « la voiture était trop vive de ce fait c’était très difficilede la maitriser, l’objectif était de faire au mieux pour ne pas être dans le poussière de concurrents moins rapides que nous le lendemain. Nous sommes assez satisfait de cette place, le plus dur reste à venir demain.»

Samedi matin le départ est donné vers 8h pour une première spéciale, la plus longue de l’épreuve, 230 km de chemins escarpés poussiereux et deffon-cés. « Je suis partie avec un peu d’appréhension, vous conduisez un peu à l’aveugle, malgré le copilote, les notes du road book restent aproximatives de ce fait, il faut rester en permanence concentré et sur le qui-vive pour ne pas finirau fond d’un ravin. Je n’ai pas l’habitute de cette conduite mais après 30 km d’adaptation nous avons pris le rhytme. Je ne vous cache pas que nous sommes allez visiter quelques fosés et champs mais l’on m’a prévenu que c’était le début de l’apprentissage des pilotes de rallyes raid !Marion et Thierry Pian (copilote) terminent cette première journée sans encombre, fatigués mais heureux et prennent la 24 ème position au classement général et la 3eme place du Challenge Dakar. « Je suis soulagée d’avoir ternimé cette deuxième journée qui n’était pas facile pour les hommes et les mécaniques. La première spéciale à été la totale découverte pour nous, 230 km qui sont au finalpassés assez rapidement. Il faut être très concentré car il y a beaucoup d’obstacles au bord de la piste notamment de gros rochers cachés dans les herbes et si vous touchez, c’est fini pour vous, la course s’arrte au bord de la piste.»

Dimanche matin dernière spéciale de 188 km, et non la moindre, puisque les camions étaient passés la veille défonssant la piste et la rendant encore plus dangeu-reuse. La dernière ligne droite n’était pas facile, près de 10 véhicules ont abandonnés dans cette dernière spéciale pour casse mécanique. « Nous sommes partis vers 12h, il faisait assez chaud et les camions avaient surtout defoncer la piste, beaucoup de cailloux et de fech-fech. On est resté prudent pour eviter les crevaisons mais au 3/4 du parcours notre pneu arrière gauche à sucombé aux cailloux, nous nous sommes donc arrêter pour changer la roue.»
Malgré cette crevaison qui leur coute près de 6 min, Marion et Thierry terminent à la 21 ème place du classement général, 2eme du Challenge Dakar, premier équipage Francais et première pilote féminine. « Nous sommes très heureux et fiersd’avoir terminer cette épreuve de légende à la 22 ème place, nous avions 13 pilotes professionnels devant nous, habitués des grandes épreuves, DAKAR, AFRICA RACE ce qui souligne d’autant plus notre place. C’est vraiment avec un bonheur immense pour moi et mon équipe que d’avoir pu rivaliser avec les meilleurs et surtout apprendre et découvrir une nouvelle dicipline. On m’avait prévenu que mettre un pied dans cette discipline était risqué puisque il était par la suite difficile de s’en passer. Rendez vous donc l’année prochaine pour de nouvelles aventures.»